23/01/2008

La chronique littéraire annoncée y'a deja... pfoulala... au moins!

Alors pour une fois on commence avec un livre et pas un manga:

"Japanese high education as myth": brillantissime.

book
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L'auteur (qui a enseigne au japon de nombreuses années) non seulement y met en evidence toutes les failles de l'enseignement supérieur japonais mais va chercher plus loin que les pretendus "particularismes japonais"pour expliquer la défaillance d'un système qui a perdu de vue le but principal de l'enseignement (a savoir l'education, l'apprentissage) et ses repercutions sur le comportements des élèves mais aussi celui des professeurs. Edifiant, clair, et last but not least agréable a lire grâces aux temoignages qui émaillent le bouquin: je le conseille a tous ceux qui étudient et/ou enseignent au Japon. (milieu superieur ou pas)

05:07 Écrit par pierre dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

bon c'est quoi leur problème en gros? manque de financement? inventivité? programmes?qualité des enseignants? kesky reproche et kesky est mauvais comparé au nôtre, ki a quand même quelques problèmes...les français passent leur vie à critiquer le leur et quand il y a un changement ils se mettent en grève, et les belges, à part l'élitisme, je ne vois pas grand chose d'ébouriffant, c'est plus calme socialement, mais c'est à cause du quesqu'on peut faire

Écrit par : alain | 23/01/2008

chocs culturels ce qui me fait marrer, c'est que c'est un américain qui a écrit le bouquin, et qu'aux Etats-Unis, les étudiants sont tellement mauvais que les profs et directeurs de labo courrent désesperément après les étudiants PhD asiatiques (peut-être pas Japs) parce que c'est plus ou moins les seuls à faire du boulot correct.

Ceci dit, Pierre, je te crois tout à fait quand tu dis que l'enseignement au Japon est catastrophique. Je trouvait juste le paradoxe digne d'être mentionné.

Alain, que veux-tu dire quand tu écris: "et les belges, à part l'élitisme" ? L'enseignement en Belgique est-il réputé comme étant élitiste, notamment en comparaison avec la France ? Je pose la question parce qu'en comparaison avec le Royaume-Uni, ça nous paraît très clair (que l'enseignement en Belgique est élitiste), et je me demandais si c'était quelque chose de reconnu.

Écrit par : ben | 24/01/2008

.... Décidemment depuis 2007, qu'est-ce qu'ils s'en prennent nos amis Japonais ! J'ai demandé à une classe de niveau avancé de me faire un bilan de l'année passée pour le deuxième cours, eh ben, c'est pas brillant brillant... En tout cas, là, tout le monde a l'air au courant ! Est-ce que ça va changer quelque chose pour autant...?

Écrit par : abalem | 24/01/2008

élitisme - un peu court, manque de développement Cela vient de la construction sociale. Je ne pense pas que l'accès à l'université soit mois cher en france qu'en belgique, au contraire. Il y a des systèmes de bourses, mal connus et donc peu utilisés qui je crois sont plus avantageux en belgique qu'en france. Par contre, les universités en belgique donnent l'impression d'appartenir à une classe sociale, celle de la bourgeoisie. Le caractère social, un peu vieillot dela bourgeoisie est encore très apparent en belgique. la petite et la grande. Le fait que certaines unif sont encore très orientées "philosphiquement" augmente cette image, certaines sont "libérales et franc maçonnes" d'autre "catholique", tout ça crèe une image d'appartenance de l'université à une tranche de la société et non pas de l'université à l'enssemble de la société. L'arrogance et la prétention des professeurs qui y professent n'est pas rien dans l'image élitiste(sans vouloir démériter les brillants cerveaux qui ont bien souffert certainement pour arriver à obtenir ce bâton de maréchal )

Écrit par : alain | 24/01/2008

De mon experience de l'universite Belge (franc-maconne) je pense qu'effectivement c'est elitiste et en participant un peu au conseils de departement et de faculte c'etait encore plus flagrant, mais ceci dit on etait plusieurs (et pas seulement etudiants) a essayer de changer ca...
Maintenant mais si il y a quelques profs qui ne cachait pas vraiment leurs apartenance a la loge, je penses que l'influence maconique sur l'unif est tres tres limitee surtout en faculte des sciences, enfin c'etait mon improssion. En plus en proser le libre-exaministe n'est-il pas une forme d'ouverture a toute la societe (On est quand meme moins bourgeois qu'a l'UCL)
Et pour finir meme si l'enseignement en Belgique est elitiste (et je le penses) c'est vraiment rien comparer au japon ou a partir des primaires ils prennent des cours du soir pour essayer d'entrer dans une bonne ecole secondaire qui leur permettra de mieux se preparer a peut-etre rentrer dans une bonne universite...sachant qu' on japon si tu viens d'une grande universite (style Todai) tu trouves du boulot tout de suite... meme si t'as rater quatres fois les examens d'entrer avant de te faire accepter a l'unif....

Écrit par : David | 27/01/2008

Test Test

Écrit par : Robert | 28/01/2008

eh ben!!! y a de nouveau plus grand chose sur ce blog...fi' d'toto!!!

Écrit par : alain | 04/02/2008

Vu de l'interieur... Pour ma part, je travaille pour le moment dans une ecole secondaire britannique. Et plus ça va, et plus je me dis que le systeme belge est vraiment pas mal. Je le qualifierai d'eliste mais de social.
Je m'explique. Je pense que le systeme belge est elitiste intellectuellement, mais est social car accessible a tous vu son prix.
Au Royaume-Uni, l'enseignement universitaire est 6 fois plus cher qu'en Belgique (ceci n'est pas juste une estimation mais un fait verfie). Il n'est donc accessible qu'a cout d'endetemet des moins favorises (et quand je dis moins favorises, il s'agit notamment de moi qui ne peut entrer un cours d'aggregation d'un an a Londres. Et je ne creve pas la dalle!!!) Par contre, une fois l'argent verse et l'annee d'epreuves d'admission passee, personne ne rate. Bon ou mauvais, ils reussissent quasi tous. Parce que, comme un copain britannique m'a un jour dit "well, when you invest that much money on a course, it would be unfair from the university to fail you".
Cet enseignement superieur est d'autant moins social, que l'admission se fait en partie sur base de resultats scholaires (examens de secondaire emanants de l'etat) qui dependent tres fort du reseau d'ecole emprunte (en gros, il vaut mieux venir d'une ecole privee et donc tres chere). Conclusion et resultat: des universitaires friques mais vastements incompetents (j'ai partage un an avec certains d'entre eux, et vraiment leur formation etait tres limitee).
En Belgique par contre, vu le prix, n'importe qui peut s'inscrire a l'unif, notamment des eleves moyens an secondaire et un selection s'opere... sur des criteres academiques. Oui, les profs sont parfois ouvertement maconniques et athes jusqu'a l'os. Mais ca n'a jamais, a ma connaissance, ete une raison de cassage d'eleve (du moins effectivement pas en sciences).
Donc moi je dis, continuons a rendre la vie dure au etudiants universitaires (ca les rends plus matures) a partir du moment ou tous le monde a acces a la course.

Écrit par : Marie | 09/02/2008

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